Interview Jérôme Delhay – cursus chef de projet digital learning

1- Quels sont selon vous les 3 points forts de la formation Chef de projet digital learning dispensée par l’ISTF ?

L’organisation pédagogique. A chaque étape de la formation, les objectifs sont clairement définis. Des évaluations intermédiaires régulières viennent jalonner le parcours et offrent des points de repère utiles pour mesurer ses acquis. Enfin, les supports pédagogiques et méthodologiques mis à disposition constituent une aide précieuse dans l’accompagnement de cette formation.

Un accompagnement de qualité. Les groupes de formation, composés d’environ une dizaine de participants, favorisent des échanges riches et constructifs, tant sur les contenus de la formation que sur les pratiques déployées au sein des différentes entreprises. La disponibilité des formateurs, associée à un suivi individualisé, constitue un levier essentiel pour soutenir l’engagement des participants et les accompagner dans l’atteinte de leurs objectifs.

Une mise en situation concrète. La conduite d’un projet d’apprentissage au format blended, associée à la mise à disposition d’outils de gestion de projet tout au long de la formation, permet d’appréhender de manière très pragmatique les attendus du métier de chef de projet digital learning. De plus, la conception d’un module E-learning offre une vision complète de la richesse et de la pluridisciplinarité de cette fonction, en mobilisant à la fois des compétences pédagogiques, organisationnelles, techniques et créatives.

2- Comment mettez-vous concrètement en pratique ce que vous avez acquis ? 

Responsable de produit pendant plusieurs années au sein de mon entreprise, je me suis tourné vers la formation pour développer des modules E-learning et des formations présentielles techniques avec le support de spécialistes et d’experts, pour un public d’ingénieurs et techniciens. J’ai appris à développer ces formations à travers une approche terrain, fondée sur la pratique. 

Cette formation m’a permis de structurer plus efficacement mes projets de digital learning en identifiant et en maîtrisant l’ensemble des étapes, depuis la collecte des besoins jusqu’à la publication. Elle m’a également conduit à professionnaliser mes pratiques à travers une conception du dispositif de formation visuelle et claire, partagée avec mes clients. J’ai mis en place des fichiers de suivi de projet et de modèles facilitant la conception et le pilotage des formations. De plus, j’ai mis en place plusieurs chartes graphiques suivant les outils de conception utilisés, afin de garantir une meilleure cohérence visuelle et pédagogique. Enfin, j’ai initié la création d’une banque d’images pour disposer de ressources réutilisables, harmonisées et adaptées aux besoins des futurs parcours de formation.

Tout ceci m’a permis de gagner en efficacité et m’a donné toute légitimité auprès de mes clients internes pour les guider à travers des choix pédagogiques et organisationnels clairs.


3- Comment voyez-vous l’évolution de l’organisation de la formation dans les entreprises ces prochaines années ?

Depuis la crise sanitaire du Covid, tout le monde s’est engagé dans le monde du digital en pensant que les formats digitaux étaient la solution ultime pour réponde aux besoins de formation adulte. Or, force est de constater un désintéressement autant des formateurs que des apprenants dans mon entreprise pour ce type de formation. Par ailleurs, les études sur les neurosciences montrent que pour être efficace, la formation adulte requière un partage, des émotions et de la mise en pratique. 

Dans ce contexte, je pense que l’organisation de la formation dans les entreprises va évoluer vers des formats hybrides notamment les dispositifs blended ; des parties asynchrones pour donner la flexibilité aux apprenants d’apprendre au bon moment et à leur rythme, et en fonction de leurs contraintes professionnelles et personnelles ; et des parties présentielles pour les échanges, l’engagement et l’intelligence collective. Le but pour ma part est de tirer avantages de chaque format afin de les rendre complémentaires et rendre l’information disponible rapidement. 

Bien évidemment l’IA va jouer un rôle prépondérant dans la conception des modules de formation principalement dans les formats asynchrones. On voit déjà qu’elle permet de personnaliser les formations avec des contenus plus ciblés en fonction des besoins individuels des apprenants. Dans ce contexte, le rôle de chef de projet en digital learning tend à évoluer et à gagner en compétences pour assurer une cohérence pédagogique et accompagner les entreprises dans cette transition.

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